La maison de bambou

La maison de bambou
Titre parallèle: 
House of bamboo
Auteurs : 
Fuller, Samuel, Metteur en scène ou réalisateur
Publié par  : 
Etats-Unis : Twentieth Century Fox Home Entertainment [producteur] : ESC conseils [distributeur] , 2016
Type de document : 
Document audiovisuel
 - Description matérielle : 
1 DVD vidéo (1 h 38 min), zone 2 : format image 2.55, format vidéo 16/9 compatible 4/3, couleur, son dual mono en français, stéréo en anglais ; 12 cm
Résumé
Résumé : 

A Tokyo, peu après la Seconde Guerre mondiale, Eddie Kenner est chargé d'infiltrer un gang d'anciens G.Is monté par Sandy Dawson. Sous le nom de Spanier, il se fait passer pour un truand et infiltre l'organisation. Il participe ainsi au cambriolage d'une usine de ciment. Son efficacité provoque la jalousie de Griff, le favori de Sandy. Le prenant pour un traître, Sandy tue Griff. Kenner prend sa place. Bien en place dans l'organigramme de la bande, Kenner/Spanier n'a plus qu'à engranger les informations sur les truands. Mais les soupçons de Sandy concernant une éventuelle «balance» ne sont pas tout à fait endormis...

"La Maison de bambou (1955) est peut-être le plus beau des films «orientaux» de Fuller. [...] C'est une peinture raffinée d'un Japon dont les geishas ne sont pas moins mystiques, à leur façon, que les temples taoïstes. La Maison de bambou raconte aussi la fascination de Fuller pour la trahison virile, forme exacerbée de l'homosexualité guerrière et épique dont il est le plus flamboyant représentant. [...] C'est une véritable amitié amoureuse qui scotche dans un seul et même plan le gangster Robert Ryan et le flic Robert Stack, avec un lyrisme qui sera bientôt étouffé sous les maniérismes obligatoires de l'époque. L'Autre, pour Fuller, c'est l'inconnu, l'oriental, le traître, le communiste, l'homosexuel. C'est aussi la maison de bambou aux cloisons de papier qui se déchirent sous l'emprise de passions trop longtemps refoulées. Le critique de cinéma Serge Daney disait que Fuller, comme Barnett ou Griffith, était le cinéaste «de ce qui se vit et se décide dans l'instant». Pas bête." (Louis SKORECKI, in Libération, 27 mars 2001)