Disciplinaire, transdisciplinaire, bidisciplinaire, pluridisciplinaire... L'urbanisme indiscipliné

Disciplinaire, transdisciplinaire, bidisciplinaire, pluridisciplinaire... L'urbanisme indiscipliné [Texte imprimé] : une discipline pluridisciplinaire ?

Lié à : 
Lieux communs : les cahiers du LAUA, (2003)n°7 (1779-5885)
Auteurs: 
Type de document :
Article de revue
- Description matérielle :
p. 49-66 : 23 cm.
Résumé

A partir d'une expérience de passage de l'enseignement de l'architecture à celui de l'urbanisme, il sera question ici du rapport entre ces deux pratiques, de la désaffiliation de la seconde vis-à-vis de la première, mais aussi de la posture pluridisciplinaire dont se réclame l'urbanisme. Cette dernière ne cesse de devenir plus problématique dans un vaste champ des sciences de la société qui tend à rapporter bien des questions à l'urbain et à inviter la recherche aux avantages de la transdisciplinarité. Cette évolution compromet dès lors les tentatives de l'urbanisme de s'ériger en discipline autonome et le réduit à une simple pratique ayant seulement recours aux autres disciplines, constituées et instituées, qui s'occupent des hommes et de leurs territoires. Ainsi, l'urbanisme tend à retarder l'inventaire et la construction de ses propres acquis théoriques et pratiques, qui ne sont pas négligeables, en tenant compte des évolutions sociétales. La " tradition " plurisdisciplinaire de l'urbanisme nuit donc d'une certaine manière à son émancipation définitive qui passe par ce travail de construction identitaire fondé sur l'inventaire de ses " biens ", d'une part, et de ceux qu'il a en partage, d'autre part. Moyennant ce travail, qui dédouanera l'urbanisme de l'indiscipline de sa propension " impure " à la pluridisciplinarité, du point de vue de la science positive, il n'est pas impertinent de qualifier l'urbanisme de " discipline pluridisciplinaire".