Ce que j'écris n'est pas à moi

Ce que j'écris n'est pas à moi [Texte imprimé] : notes sur l'actualité de la monumentalité

Lié à : 
Matières, (2000)n°4 (1422-3449)
Type de document :
Article de revue
- Description matérielle :
p. 6-18 : photos ; croquis
Résumé

"A partir des années 40, se développent dans la théorie architecturale, plusieurs réflexions sur la monumentalité. En 1937-1942, Oud applique le caractère monumental à un programme privé (le siège de Shell à La Haye) et assigne à l'architecture le rôle de créer de l'émotion. Dans son article de 1944, Kahn définit la monumentalité comme produit de la conscience collective. La dimension éternelle du monument renvoie au thème de la ruine, tandis que la recherche de l'essence de la construction s'inscrit dans la lignée du rationalisme français. Ce retour vers le passé et les fondements de l'architecture se retrouve dans les réflexions sur la "" Nouvelle Monumentalité "" (Giedion, Sert et Léger), ainsi que dans le projet d'Utzon pour l'Opéra de Sydney. A la fin des années 60, les travaux de Rossi sur la "" permanence "" de la forme et de Venturi sur l'architecture commerciale marquent un changement radical dans la réflexion. Le débat contemporain est abordé par l'étude de la dimension monumentale du pavillon de Portugal construit par Siza pour l'Expo'98 (1995-1998).".