Manières de penser la grandeur

Manières de penser la grandeur [Texte imprimé] : Genève et l'expérience de la mondialisation dans les années vingt et trente

Lié à : 
Matières, (2000)n°4 (1422-3449)
Type de document :
Article de revue
- Description matérielle :
p. 19-32 : cartes ; plans
Résumé

"Cette étude de cas a pour but d'éclairer le débat contemporain sur les "" grands projets "" et le "" marketing urbain "", en examinant les origines le "" processus de modernisation de la ville à l'enseigne de la globalisation "". En 1927 Camille Martin publie un manifeste intitulé "" Pour la Grande Genève "", dont la spécificité est de traiter de la problématique locale de la ville au sein d'un arrière-plan international : Genève "" Capitale du monde "". Le recours à la monumentalité architecturale et aux grandes composition urbaines est écarté au profit de l'expression d'une "" volonté de faire "" portée par une cohésion sociale nouvelle. Dans ce contexte, les architectes doivent faire preuve de "" grandeur "" et d'abord de "" grandeur morale "". A la fin des années 20, à travers ses projets pour le quartier des organisations internationales (Saint-Gervais), Le Corbusier propose une conception de la "" grandeur "" bien différente de celle du projet académique de Braillard : elle doit être dissociée de la rhétorique monumentale traditionnelle et se manifester par l'expression de la nature enfin libérée (grâce aux pilotis) et du progrès historique symbolisé par une architecture nouvelle".

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