Translocus ville et cimetières, liens, lieux

Translocus ville et cimetières, liens, lieux : positionnement singulier au sein de la métropole lyonnaise
Publié par  : 
Vaulx-en-Velin : Ecole d'Architecture de lyon , 2004
Type de document : 
TPFE
 - Description matérielle : 
89 p.
Résumé
Résumé : 

"Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés pour se rendre heureux, de ne point y penser. (Les Pensées, Pascal). Pourquoi un cimetière ? Cette question revient toujours, comme si s'intéresser aux cimetières était le signe d'un problème sous-jacent. Ma réponse est double :- La première raison est l'échelle de ce type de lieu, à la frontière, s'il en existe une, entre la grande échelle urbaine et celle plus architecturale de l'objet construit. - La deuxième, concerne la puissance du sujet abordé : la mort, sujet qui nous touche tous. Je suis partie avec un a priori positif, convaincue que de tels lieux ne pouvaient rester à l'image des clichés qui nous hantent sur les cimetières français. Par rapport à la ville, le cimetière représente un objet refoulé, exclu à la périphérie, sans qualité aucune. Le cimetière est pourtant hyper signifiant, hyper investi par certains, ignoré par d'autres, chargé de symboles de tous ordres, il est le reflet trouble de la ville toute proche. L'emplacement d'un tel programme aujourd'hui, son rapport à la ville et au grand paysage qui l'entoure est une des clés de ce diplôme : j'ai choisi d'installer mon projet le long des quais de la Saône. Endroit central et isolé, intime et visible, calme et inattendu, ce lieu est aujourd'hui à l'abandon ou presque. Je choisis de lui redonner sens avec ce travail. Les urnes cinéraires sont déposées le long des murs, comme de petits trésors enfouis là, au plein coeur historique de la ville de Lyon.""".