Oberalteich Entre seuils, frontières et passages : Articuler aux limites

Oberalteich Entre seuils, frontières et passages : Articuler aux limites
Provenance : 
Clermont-Ferrand
Publié par : 
Ecole nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand , 2015
Cote ENSA : 
PFE 11/15/1575
Langue : 
français
Résumé
Les mots-clé de l'extension proposée dans l'angle du cloître sont limite, seuil et articulation. Le bâtiment a été conçu comme une métaphore d'un lieu de passage qui met en œuvre la syntaxe du dehors et du dedans. L'extension Nord vient refermer le cloître et établir les limites du monastère. Elle se place en dehors de l'ancienne emprise : le vide est traité comme le plein, l'espace créé devient un prolongement de l'existant et des espaces intérieurs. Le projet évoque également l'ancienne porte d'entrée dans le complexe abbatial tout en mettant en place différent seuils à franchir depuis l'extérieur vers l'intérieur. C'est une limite faible qui ferme en même temps qu'elle invite à passer d'une espace à une autre. A ce niveau-la, nous pouvons apercevoir la limite temporelle par le renvoie à l'ancien bâtiment - il y a une superposition de significations. Les différents seuils à passer, les portes qui concrétisent le franchissement des niveaux de l'espace ont une importance considérable dans le monde monacal : le bâtiment met en place des passages qui s’enchaînent. De l'extérieur, le bâtiment a un aspect massif tel un monolithe qui émerge du sol. Pour exprimer cette massivité, il nous semblait cohérent d'utiliser comme matériau en façade le béton banché, avec un aspect brut qui fait apparaître le dessin du bois. L'apparence brute recherchée est liée aux bâtiments de service qui se trouvaient jadis dans cette partie du monastère. Les ouvertures sont placées de manière à laisser entrevoir l'épaisseur des seuils et l'intériorité ainsi créée. Le bâtiment s'ouvre sur le jardin d'apparat qui accompagne la façade Est, évoquant ainsi la position de l'ancienne maison d'été de l'abbé. Le jardin entre dans l'espace créé - il représente une articulation entre l'existant et le nouveau. Il n'est pas visible depuis l'extérieur à cause du jeu des murs qui forment l'entrée. Une fois à l'intérieur du bâtiment, le jardin se révèle aux yeux des visiteurs. Traits d'un système fluide, qui ne se propose pas d'enfermer à jamais l'espace, les limites, les seuils et les articulations permettent l'habitation en même temps qu'ils invitent à la découverte d'autrui ; le dialogue et le rapport de notre extension avec l'existant traduit le soin et le respect pour la spécificité d'un lieu : on ne va pas d'un endroit à un autre mais plutôt on glisse, on passe et on s'articule à un nouveau contexte.
Bibliothèque : 
ENSA Clermont-Ferrand
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