Agrafe – entre Paysage et Isolat

Agrafe – entre Paysage et Isolat
Provenance : 
Clermont-Ferrand
Publié par : 
Ecole nationale supérieure d'architecture de Clermont-Ferrand , 2015
Cote ENSA : 
PFE 11/15/1578
Langue : 
français
Résumé
Le site du projet de fin d’étude se trouve en Allemagne, dans le monastère d’Oberalteich, situé à proximité de la ville de Regensbourg. A l’échelle du macro-paysage, l’identité de la plaine agricole du Danube se perd par l’étalement urbain. Le réseau routier nie le site contrairement au Danau-Rad-Weg, piste cyclable qui longe le Danube. Il s’agit donc de créer un parcours doux qui relie les isolats entre eux et au paysage en s’appuyant sur le Danau-Rad-Weg. Dans le même temps les limites sont renforcées et les isolats sont densifiés. A l’échelle du micro-paysage, le site d’Oberalteich perd son identité par l’extension des zones pavillonnaires sur les terres agricoles. La stratégie consiste en la redélimitation et la densification de l’isolat en incorporant les extensions urbaines. Un parcours doux unificateur traverse l’isolat et le relie aux autres isolats et au paysage, duquel s’échappe des transversales visuelles vers le paysage. Du point de vue de la stratégie urbaine, le but est d’inscrire le projet dans une continuité de l’identité du site. Pour cela les édifices créés sont des émanations du parcours et des transversales et densifient l’isolat. La rigueur monastique est réinterprétée par l’utilisation d’une trame structurelle. Le site est connecté au paysage par des percées visuelles. Le paysage est intégré par l’emploi d’une matière première locale, l’épicéa. Le monastère est réhabilité, d’une part, en une université, autour de son cloître, et d’autre part en un restaurant dans l’aile est, ainsi qu’un musée et kulturforum dans l’aile nord de la cour d’honneur. La première extension, est une émanation d’une des transversale par une percée visuelle sur le paysage vers le nord, vers les forêts d’épicéa des Monts de Bohème. Elle consiste en une création de salles de conférences en porte-à-faux dans l’angle nord est du monastère, autrefois clos, mais qui est depuis son effondrement, une entrée du monastère. La seconde extension est celle que j’ai développée, elle est aussi une émanation d’une des transversales. Implantée à l’emplacement de l’ancien cloître elle abrite un réfectoire, une bibliothèque et un amphithéâtre. Elle se connecte à l’existant par le vide et mais aussi par le bois. Elle est une agrafe au paysage grâce au canon visuel qui donne à voir la plaine du Danube. C’est aussi une agrafe à l’isolat par l’utilisation d’une structure tramée qui vient filtrer les vues entre les deux cours crées. Ce filtre n’est pas seulement visuel, il est aussi habité, par les tables dans le réfectoire au RDC, mais aussi par des espaces de lectures à l’étage dans la bibliothèque. L’amphithéâtre se positionne en porte-à-faux et cadre les vues sur un élément emblématique du site, l’église du monastère
Bibliothèque : 
ENSA Clermont-Ferrand
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